
Germain
Contact S.I. :
(Ici, nous nous permettons une petite digression : l’hôtel Toussaint n’était déjà plus un hôtel pendant la guerre.)

Germain
« Je me présente à l’accueil et réserve une chambre. Je présage que mon enquête risque de durer plus que je ne le pensais. Néanmoins, je ne peux m’empêcher de poser des questions au sujet de ma sœur. La réceptionniste, une jeune fille ma foi fort jolie, appelle son patron. Celui-ci me confirme les dires de Mr Robert. Céline a bien logé chez lui en échange de menus services qu’elle remplissait fort bien. Je ne suis pas surpris car ma sœur a toujours eu de l’allant au travail.
Un jour, cela fait déjà plusieurs mois, elle est partie avec un client et n’a plus donné signe de vie. La tenue du registre de l’hôtel étant aléatoire en ces heures où tout est à refaire, personne ne peut me donner des informations concernant le fameux « client ».
Je suis dépité. Je dépose mes bagages dans la chambre et ne peux m’empêcher d’imaginer toutes sortes de scénarios. Je décide de sortir et visiter le village dévasté. Je sors et descends la route jusqu’à hauteur d’une maison fortement détruite devant laquelle un vieil homme fume une pipe, les yeux dans le vide. »
La maison, qui n’était plus un hôtel à l’époque, était habitée par la famille Maquet (Marie Grégoire, veuve Maquet, Marie-Eugénie Maquet, sa belle-sœur, et Jeanne, sa fille). Ils sont restés chez eux durant toute la bataille. René Maquet, le fils (32 ans) est parti pour Maissin avec tout un groupe.
(source: « La Mémoire de Sibret » – Linda Robert – 2003)
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