
Germain
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« La maison est détruite. Devant, un vieil arbre tient toujours debout. Par quel miracle ? La petite maison située juste à côté a été soufflée, probablement par un obus. J’apprendrai plus tard qu’elle a été le cadre d’un terrible drame. Je ne m’attarde pas et continue vers le carrefour. En effet, beaucoup de personnes s’affairent autour de maisons abimées. »
La maison dite « Materne » vient du nom de son ancien propriétaire, le docteur Materne. La famille François y habite et la quitte au début de la bataille pour rejoindre la cave de la maison Pékus. L’abbé Joseph Wenkin et ses parents (Victorien et Elisa Moinet) occupent une partie de la maison. Ils se sont probablement abrités dans la cave puisque l’abbé porte rapidement secours chez Hankard (actuellement Coiffure Diminutif), les premiers voisins. Dans cette maison se déroule un drame. S’y trouvent Nestor Hankard, une parente Marthe Collard, sa nièce Marie Hankard, Jeanne Delhaise-Gathelier, son petit Guy et Victoria Conrard. La bataille s’amorce (le 21) ; avant de descendre à l’abri, ces personnes décident de se sustenter. A peine avaient-elles entouré la table qu’un obus allemand éclate dans la pièce. Seule Marthe survit : elle se traine péniblement dans une chambre voisine où elle gémit. Des voisins l’entendent. On la charge sur une brouette. Par les pâtures, on la conduit chez Gresse, où se trouve un médecin allemand. Celui-ci et le docteur Liégeois habitant au carrefour de la Grand-Route, pressenti, ont prodigué les premiers soins à Marthe qui avait les deux bras labourés par des éclats. La maison François est incendiée le 27. L’abbé Wenkin et ses parents quittent Sibret et se réfugient à Nives.
(Source: « La Mémoire de Sibret » – Linda Robert – 2003)
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